Statue Antonio Guzmán Capel

Le fiasco du jour

Avec ses règles particulièrement laxistes en matière de restauration d’œuvres d’art, l’Espagne est une fois de plus pointée du doigt sur les réseaux sociaux.
Avec ses règles particulièrement laxistes en matière de restauration d’œuvres d’art, l’Espagne est une fois de plus pointée du doigt sur les réseaux sociaux.

Avec ses règles particulièrement laxistes en matière de restauration d’œuvres d’art, l’Espagne est une fois de plus pointée du doigt sur les réseaux sociaux.

En cause? Une statue complètement massacrée par un restaurateur dans la ville espagnole de Palencia.

Sur les réseaux sociaux, certains internautes comparent “l’œuvre” à un dessin réalisé par un bambin, quand d’autres détectent une ressemblance entre le visage de la statuette et celui de Donald Trump.

Antonio Guzman Capel
Antonio Guzmán Capel

Antonio Guzmán Capel, l’artiste qui a publié les images sur les réseaux sociaux en premier, explique: “Peu importe qui a fait ça, a été rémunéré.” Il ajoute: “Mais le plus grand crime a été commis par la personne qui a commandé cette restauration et a ensuite fait comme si tout allait bien vis-à-vis de la statue.”

L’association espagnole des restaurateurs et conservateurs (ACRE) a précisé sur Twitter qu’il ne s’agissait pas d’une restauration professionnelle.

En juin dernier, l’organisme expliquait que la loi espagnole permet à n’importe qui d’entreprendre des projets de restauration d’œuvres, même si la personne n’a pas la formation requise.

Cela explique donc en partie pourquoi le pays enchaîne les ratés en la matière.

Après la restauration catastrophique d’un tableau de Murillo en juin dernier, l’Espagne est donc  une nouvelle fois devenue la risée du web.